Troisième petit compte-rendu, de la baie du Mont Saint-Michel, d’où je reprends la route après quelques jours de pause avec des amis.

Après avoir passé une petite semaine en pays de Ploërmel, je suis donc parti au nord de la Vendée passer quelques jours chez François et Sophie, un oncle et une tante dont le mode de vie s’approche de celui que je vise. Ils vivent dans une petite maison au milieu des marais, à la Barre-de-Monts. Lui travaille le bois, elle a étudié dans le vin. Ils ont deux enfants et vivent simplement. Je suis logé dans une petite caravane aux allures de palace après avoir dormi dans ma voiture plusieurs jours.

Ces quelques jours n’ont pas été hyperactifs, beaucoup de lectures et pas mal de temps à écrire mes précédents entretiens. Mais je file tout de même quelques coups de main à mon oncle à l’atelier, notamment sur la structure de base d’une future roulotte. Je passe également un après-midi chez un de leurs amis fromager, qui me montre la fabrication des tommes de vache.

Je reprends la route le 5 juillet dans l’après-midi, après un entretien avec François, pour me rendre à Saumur chez un autre oncle pour passer la nuit. J’y retrouve quelques cousins et cousines, et passe une chouette soirée, avec discussions jusque tard dans la nuit.

Le lendemain matin, direction Dénézé-sous-Doué pour voir Josué, un fabriquant de yourtes rencontré deux ans plus tôt à un salon de l’habitat à Angers. Il m’accueille comme un roi, on travaille un peu à l’atelier sur un début de yourte. Il n’a malheureusement pas grand-chose à me montrer chez lui puisqu’il vient de livrer ses dernières yourtes et qu’il débute à peine les suivantes. Mais très vite, après quelques coups de téléphone, il prévoit plusieurs endroits à me faire visiter dans la journée. Nous allons d’abord chez des voisins, Thomas et Aurélie, qui construisent eux-mêmes leur maison en bois et paille. Après visite du chantier et apéro, on se dirige vers les bords de Loire pour déjeuner, puis aller chez des clients de Josué, devenus vite amis, qui acceptent régulièrement de faire visiter leur yourte. Accueil très sympa, encore un coup à boire, puis redirection les bords de Loire pour voir de beaux bateaux. Josué m’emmène ensuite voir le maraîcher de leur Amap, qui nous fait visiter l’exploitation et nous invite à partager une bière locale dans sa maison en paille, qu’il a construit lui-même également. Josué l’invite lui et sa femme à partager notre repas du soir. Soirée très sympa dans le jardin. Plusieurs discussions très chouettes, entrecoupées de longs moments où je déconnecte des discussions des « grands » pour parler avec la petite fille de Josué, une petite blondinette de plus ou moins trois ans, jolie comme une fleur et éveillée comme pas permis ! Je suis fasciné par l’imagination des gamins de la campagne, habitués à la vraie vie ! Ses histoires de loups sont géniales, chaque question que je pose a une réponse et elle ne se démonte jamais. On regarde les étoiles, je lui apprends quelques noms et elle finit par s’endormir dans mes bras. De quoi vous réconcilier avec la vie ! Et reconfirmer les désirs de paternité.

Après une nuit dans leur maison, je me rends au fournil dans lequel travaille la femme du maraîcher pour observer la mise en forme et la cuisson des pains. Je mets un petit peu les mains à la pâte, pose des questions sur la méthode. C’est un peu à mi-chemin entre la boulange conventionnelle et la méthode de Daniel que j’ai rencontré au début de mon périple. Ils sont paysans-boulangers en bio, mais pas variétés anciennes de blé. Ils utilisent du levain naturel, mais les temps de panification sont beaucoup moins longs que chez Daniel, et le four, tout en étant au feu de bois, est assez récent et mécanisé. Deux approches un peu différentes, mais on est tout de même dans quelque chose de bien meilleur que la boulange conventionnelle, et le pain est très bon ! Un petit tour au moulin et je retourne chez le maraîcher chercher quelques légumes qu’il m’offre en les cueillant devant moi.

Je décide de me rendre à Grézillé dans un lieu de vie du même type que celui de la Métairie Neuve de Questembert. Je n’y vois personne. Je déjeune au soleil et visite la jolie petite église du village, puis décide d’avancer de 24 heures mon arrivée à Sablé-sur-Sarthe chez des amis que je dois aider à déménager. Suit le déménagement vers la région de Chambéry, deux jours de route avec chargement et déchargement du camion, quelques aventures lorsqu’un pneu explose sur l’autoroute, de bons moments de rigolades, etc. Je reste deux jours chez eux en Mayenne, file des coups de mains pour le nettoyage de leur maison et jardin. Puis on se dirige ensuite pour un long week-end avec eux et deux autres amis en Normandie.

Puis direction le Mont Saint-Michel pour décider de la suite et renflouer le site. La suite au prochain épisode !

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